http://www.canalc2.tv http://www.canalu.fr
english
autres TV… Contacts Nos partenaires
 Actualités
 Evénements  
 Universités Numériques Thématiques
 Séries d'événement
 Thèmes
 Rechercher

podcast

 Programme de la conférence
Intervention

M. Edgar Morin
directeur de recherche émérite au CNRS, CNRS - EHESS, France

Conférence : Sommet mondial sur la société de l'information: Conférences et Tables Rondes organisées par la France dans le cadre des évènements parallèles du S.M.S.I.

Série : Espace Européen
Thème(s) : TICE

Durée : 0h 12m 43s
Langue : Français (fr)

Production : Université Louis Pasteur, Strasbourg
Réalisation : Colloques et Conférences


description de la session :

Internet dans le bon sens

Intervenants par ordre de parole :

-Marc Agi, président de l’académie internationale des Droits de l’Homme

-Claudie Haigneré, ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies

-Edgar Morin, philosophe

-Dominique Wolton, chercheur au CNRS

-Elizabeth Longworth, membre du bureau des Nouvelles Technologies de l’Unesco

-Pierre Harvey, professeur à l’université du Québec

-Guy Casteignau, professeur à l’université de Limoges

-Cécile Alvergnat, membre de la Commission nationale informatique et liberté (cnil)

-Yves Bismuth, avocat spécialiste du droit d’Internet

Outre le début officiel du sommet mondial sur la société de l’information, ce 10 décembre marquait le 55e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il était donc naturel que le président de l’académie internationale des Droits de l’Homme, Marc Agi, choisisse ce jour pour présenter le projet d’une " charte d’éthique et de civilité commune aux usagers de l’internet ". Elaboré durant les semaines précédentes en vue de l’événement, le texte a été rédigé à quatre mains : par Marc Agi pour l’introduction au contexte et l’avocat Yves Bismuth pour l’aspect formel des articles.

Une palette de sommités accompagnait mercredi les deux auteurs pour s’exprimer sur leur initiative, et examiner l’intérêt pour le développement humain d’un outil comme Internet. Le tout à coups de citations, sentences et mots pesés. " Une démocratie marche sur deux jambes, entonne Marc Agi. Une, c’est l’Etat de droit et l’autre, la société civile. " Avant de s’éclipser pour représenter la France à la réunion pleinière du sommet proprement dit, Claudie Haigneré, ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies a rappelé les paroles de René Cassin en 1968 devant le Conseil de l’Europe : " Le pouvoir croissant dont l’homme dispose crée le devoir croissant de s’en servir pour le bien. " Et d’assurer : " ce sur quoi je me suis davantage impliquée dans ma réflexion sur les NTI est ce qui était des contenus et de la régulation des contenus. "

Edgar Morin aussi a cautionné, se disant " absolument d’accord avec la charte proposée " avant de revenir sur diverses notions. " La communication permet la circulation des connaissances, mais ne signifie pas la compréhension, souligne le philosophe. Les perspectives offertes par Internet méritent non seulement notre attention mais notre intervention ".

Seulement " 25 ans "

Un spécialiste de la communication et d’Internet tel que Dominique Wolton poursuit dans le recadrage en relativisant la Toile : " nous sommes 6,5 milliards. Il y a 4,5 mds de postes de radio, 3,5 mds de télés, 700 millions d’ordinateurs, 1,4 md de téléphones portables. " Autre nuance, " ne prenons pas comme mutations brutales et définitives des choses qui sont dans l’air du temps ", des technologies qui n’ont " que 25 ans ". Le chercheur plaisante mais soutient : " Pas d’accès universel à l’information de manière directe sans intermédiaire de l’information : archivistes, documentalistes, journalistes, enseignants. " Martèle : " L’idée d’un système mondial d’information ne correspond à aucune réalité sociale et culturelle. "

Le débat rebondit selon la spécialité de l’interlocuteur. Elizabeth Longworth représentait le bureau des nouvelles technologies de l’Unesco. Elle se demande à ce titre comment évoluera le regard porté sur Internet. Accent mis sur l’information, la protection de la vie privée, le renforcement des capacités... " Plusieurs approches sont possibles. La charte est un excellent point de départ. "

Pierre Harvey, professeur à l’université du Québec, oriente le propos vers l’éducatif. " L’important, ce n’est pas la diffusion, mais l’appropriation. " Son collègue de l’université de Limoges, Guy Casteignau, estime mettre déjà la charte en œuvre au sein de son " campus virtuel de 900 étudiants ", délivrant " six diplômes nationaux ". Lui aussi manie le verbe : " Les Tic ne sont pas déterminantes, elles sont conditionnantes. "

Cécile Alvergnat, membre de la Cnil, souligne ensuite le " devoir de vigilance, de réflexion et de débat . S’il y a des droits, il y a des devoirs, chacun est concerné. " Yves Bismuth poursuit, en homme de loi : " Peut-on accepter une diminution de notre liberté pour être mieux informé ? " L’avocat en cite Finkelkraut : " S’il n’y a pas cette réflexion globale sur l’éthique mondiale, nous " allons vers une inquiétante extase " face à la société de l’information. "

Note

-Marc Agi encourage chacun à donner son avis sur le projet charte d’éthique, en écrivant à marc.agi@wanadoo.fr. Sa tournée de présentation du texte passera les 17 et 18 décembre par le Centre des congrès de la Villete, à Paris, le temps du forum de l’administration électronique.

Articles du projet de charte d’éthique et de civilité commune aux usagers de l’internet :

  1. Tous les individus, sans discrimination, peuvent se prévaloir de l’ensemble des dispositions proclamées dans la présente charte.

  2. L’accès au numérique est un droit fondamental, universel et intangible.

  3. Tout homme a le droit de se protéger contre le numérique, sous réserve des dispositions prévues par la Loi.

  4. Les usagers du numérique doivent, en toutes circonstances, respecter l’identité, la liberté d’expression et le droit à la vie privée de tout individu.

  5. Le libre accès depuis tout lieu au numérique et le principe de l’anonymat doivent être partout reconnus et respectés.

  6. Le numérique ne doit pas être un vecteur de discrimination, d’incitation à la haine ou d’actes attentatoires à l’intégrité et à la dignité de la personne humaine.

7. Le numérique est au service des principes de solidarité entre les individus et d’entraide entre les peuples.

Après le sommet mondial sur la société de l’information, Marc Agi continue la tournée de présentation de la charte, comme les 17 et 18 décembre à Paris lors du forum de la communication.

Françoise Tromeur

Ecouter le fichier son : speaker mp3   Voir la vidéo


illustration
voir la video

recommander Recommander cette vidéo
Pour plusieurs destinataires séparer les adresses mail par un ; (point-virgule)
À:
De la part de:

commentaire Commentaire sur la vidéo
nom:
prénom:
titre/fonction:
adresse email:
votre commentaire:
Code image ci-dessous
Cette étape sert à éviter les commentaires automatisés.
code


Lien d'accès direct à cette page :
http://canalc2.u-strasbg.fr/video.asp?idvideo=2476

Ajouter cette page à vos favoris/marque-pages